DIRECTION ARTISTIQUE NATHALIE NÉGRO

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Question de principe - 2003

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Nathalie Négro - piano Christian Bini - percussions Sébastien Mothes - magie-jonglage Gilles Mottet et Olivier Stalla - compositions

"Accessoires essen­tiels
Le son naît du geste : c’est ce qu’ont démon­tré les com­po­si­teurs et inter­prè­tes de Question de prin­cipe, un spec­ta­cle ludi­que et musi­cal créé au fes­ti­val Les Musiques du GMEM. Conçu par des inter­prè­tes qui savent que la musi­que n’est pas abs­traite, mais se fabri­que avec des gestes et des ins­tru­ments, ce spec­ta­cle cor­res­pond bien aux décla­ra­tions d’inten­tion des fon­da­teurs de PIANOANDCO, qui veu­lent confron­ter leur pra­ti­que de musi­ciens à celle d’autres artis­tes de la scène, ayant com­pris qu’un concert se voit aussi. Pari réussi, puis­que leur spec­ta­cle, intel­li­gent et drôle, a conquis d’emblée un public com­posé d’adul­tes et d’enfants, de musi­ciens et de cir­ca­siens et de sim­ples curieux.
Christian Bini, per­cus­sion­niste, y jouait de la chaus­sure et de la boite à cigare, répon­dant au piano pré­paré de Nathalie Négro, et aux gestes étonnés de Sébastien Mothes, un jon­gleur de l’illu­sion pince sans rire et dis­crè­te­ment vir­tuose.
Puis le spec­ta­cle pre­nait de l’épaisseur sonore, Olivier Stalla et Gilles Mottet ayant com­posé à quatre mains une par­ti­tion par­tant de sons concrets aux­quels s’ajou­taient pro­gres­si­ve­ment piano et vibra­phone, puis per­cus­sion vir­tuelle et bande électroacoustique.
Les ins­tru­men­tis­tes riva­li­sant de pré­sence légère, entraî­naient dans leurs notes les balles et les bulles du jon­gleur qui à son tour, fai­sait naître des sons, puis­que ses mou­ve­ments et les rebonds de ses acces­soi­res déclen­chaient en direct les bruits et les mots de la per­cus­sion vir­tuelle. Le spec­ta­cle s’arrê­tait jus­te­ment quand les sons se trans­for­maient en phra­ses puis en propos : ques­tion de prin­cipe ?« Le César Mai 2004 »Jongler avec les sons
Deux mains sor­tent d’un rideau, entre un piano à queue et un vibra­phone. Elles por­tent deux boules trans­pa­ren­tes et jon­glent len­te­ment. Un peu après, ces mains retrou­vent leur maître, Sébastien Mothes, jon­gleur : elles par­cou­rent un mur invi­si­ble. Chaque fois qu’elles tou­chent la sur­face, un son surgit, une voix brouillée, spa­tia­li­sée. Nous sommes au GMEM , quel­ques jours avant la créa­tion « mon­diale » de Question de prin­cipe.
Avec leur asso­cia­tion, PIANOANDCO et Pourquoi pas, la struc­ture des deux com­po­si­teurs, Gilles Motet et Olivier Stalla, la pia­niste Nathalie Négro et le per­cus­sio­niste, Christian Bini ont monté ce spec­ta­cle dont ils règle­net les der­niers details avant la Friche le 14 mai. « C’est un spec­ta­cle déjanté, com­plè­te­ment schi­zo­phrène », reconnaît la pia­niste et son aco­lyte qui opine. Lui-même, auc ours du spec­ta­cle joue avec un maté­riel de cireur de chaus­sure et s’occupe des pieds de Nathalie Négro, avant de finir couché sur le piano. On est loin de l’atmo­sphère par­fois com­pas­sée du réci­tal.
La musi­que contem­po­raine sert ici de trem­plin à l’ima­gi­naire. « Ce spec­ta­cle musi­cal est né de notre volonté mutuelle de faire de la créa­tion musi­cale avec tous les arts vivants, expli­que la pia­niste. Jouer avec Sébastien Mothes, illu­sion­niste et jon­gleur, nous ouvre un champ énorme. Il fait com­plè­te­ment partie de la créa­tion ». Son rôle évolue au fil du spec­ta­cle : d’abord illus­tra­tif, il devient actif et musi­cien. A l’aide d’un logi­ciel inventé par le GMEM, Kaptur Vns, il mani­pule des sons. « La com­po­si­tion d’appuie sur un poème de Prévert qu’elle uti­lise comme une matière sonore. Une caméra capte les gestes ou la lumière dans un espace donné. Ce logi­ciel découpe ensuite l’espace en plu­sieurs zones aux­quel­les cor­res­pon­dent des sons par­ti­cu­liers ». expli­que Sébastien Mothes. Les sons préen­re­gis­trés sont déclen­chés par les gestes du jon­gleur, à partir d’un logi­ciel kaptur Vns. Sénastien Mothes a donc dû cons­truire une véri­ta­ble cho­ré­gra­phie pour adap­ter son art à cet uni­vers créa­tif dont il désor­mais un habi­tant"
Marseille l’Hebdo mai 2004

DATES
Friche de la Belle de Mai - 14 mai 2004 - dans le cadre du Festival Les Musiques - Marseille
Cité de la musi­que - juin 2004 - Marseille Festival Durance Lubéron - 19 Août 2004 - Cadenet


 
 
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